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Présidentielle en Côte d'Ivoire: Alassane Ouattara réserve sa réponse

Devant des dizaines de cadres et d'élus de son mouvement réunis au palais des congrès d'Abidjan pour lui demander d'accepter de briguer un troisième mandat, le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé qu'il prenait acte de leur demande, sans révéler sa décision.

 

« Avec beaucoup d'attachement et d'affection à Amadou, à mon fils, je prends acte des résolutions du conseil politique et de votre demande, a déclaré le président Alassane Ouattara à l'issue de la réunion de son parti, le RHDP. Je vous demande de continuer à avoir une pensée pour Amadou Gon Coulibaly et de me laisser le temps du recueillement et de la récupération, avant de vous donner une réponse très prochainement. »

Le président ivoirien a précisé qu'il s'adresserait bientôt à la nation, et a souligné sa volonté de voir le RHDP gagner l'élection. « Nous devons être fiers de ce que nous avons fait et c’est pour cela que cela doit se poursuivre. Je reviendrais vers vous très prochainement, et je m’adresserais à la nation pour dire ce qui est en jeu pour notre pays, pourquoi la Côte d’Ivoire doit continuer comme ça aujourd’hui. Qu’elle ne doit pas être entre des mains qui pourraient faire basculer le pays dans la violence, le désordre et la poursuite d’intérêt personnels. »

L'annonce a été accueillie par un brouhaha mêlant surprise, déception, ainsi qu'un murmure de désapprobation. Il faut dire que nombre de ces militants et d'élus venaient de loin. Le discours du président Ouattara, essentiellement consacré à la mémoire du Premier ministre défunt Amadou Gon Coulibaly a tout de même touché l'assistance.

Les militants se sont malgré tout dits satisfaits. Certains y ont vu un grand chef d'Etat à la hauteur de sa fonction, qui tient à faire les choses correctement, ainsi qu'un homme peiné par la disparition brutale de son dauphin naturel et presque son double. Les militants se résolvent donc à prendre leur mal en patience et restent confiants quant à la réponse prochaine du président.

Les militants RHDP partagés entre la surprise et la déception

En optant pour une réponse ultérieure, Alassane Ouattara se laisse le temps de réfléchir sans pour autant donner l’impression que ses militants lui tordent le bras, lui qui a déjà été pris de court par la disparition soudaine de son fils spirituel et dauphin désigné.

En gagnant quelques jours supplémentaires, et à l’approche de l’échéance électorale, le président pourra étudier toutes les options possibles et préparer ses arguments, sans risquer de voir émerger d’éventuelles ambitions personnelles en interne de nature à saborder sa formation politique.

Cela lui laissera également le temps d’analyser les forces en présence dans la bataille politique qui s’annonce. Dans un entretien avec France 24, le premier opposant et candidat du PDCI, Henri Konan Bédié, évoque déjà une possible alliance électorale avec Laurent Gbagbo, toujours coincé dans les filets de la Cour pénale internationale, et Guillaume Soro, exilé en France suite à un mandat d’arrêt des autorités ivoiriennes. Une alliance qui compliquerait grandement la tâche du futur candidat du RHDP.

RFI

Présidentielle en Côte d’Ivoire: vers une alliance Bédié-Gbagbo-Soro contre Ouattara?

À trois mois du scrutin, les annonces de candidature se multiplient, malgré la grande inconnue sur le parti au pouvoir RHDP, suspendu à la décision prochaine ďAlassane Ouattara. Le PDCI, première force d'opposition, a officiellement désigné Henri Konan Bédié comme candidat. Depuis sa rupture avec le chef de l’État en 2018, le ténor politique s'est rapproché de Laurent Gbagbo et il évoque même une alliance électorale avec le FPI et l'ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

Henri Konan Bédié a évoqué ce rapprochement, ce mercredi, lors d’un entretien avec nos confrères de France 24. À la question de savoir si une alliance électorale formelle avait été conclue avec Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, Henri Konan Bédié s’est contenté de répondre que cela allait de soi. Pour l’ex-chef d’État ivoirien, le candidat qui resterait dans la course en cas de second tour bénéficierait automatiquement du soutien des candidats malheureux. Un schéma qui résume parfaitement l’histoire des alliances politiques dans le pays.

Pour le moment, il y a bien une alliance politique entre les trois hommes, qui affichent un but commun : une réconciliation nationale véritable en Côte d’Ivoire, qui passe nécessairement, selon eux, par un départ du parti au pouvoir RHDP du président sortant Alassane Ouattara. Mais il n’y a pas encore d’alliance électorale officiellement et clairement définie.

Objectif commun : le départ du président Ouattara

Après son acquittement en première instance devant la Cour pénale internationale (CPI), il y a un an et demi, Laurent Gbagbo, toujours à Bruxelles, a reçu la visite d’Henri Konan Bédié. Une visite qualifiée d’historique tant les deux hommes partagent plus de différents que d’accords. En cas de victoire du PDCI, Laurent Gbagbo pourrait négocier son retour au pays, un retour d’ailleurs que soutient Henri Konan Bédié. Même analyse pour Guillaume Soro, l’ex-président de l’Assemblée nationale, en exil en France depuis décembre dernier suite à un mandat d’arrêt émis par les autorités ivoiriennes.

Malgré tout, les troupes de Soro comme celles de Gbagbo soutiennent avant tout une candidature de leurs chefs respectifs. Mais pour ces figures de la vie politique ivoirienne, qui ont autant été des adversaires que des alliés, il n’y a qu’un objectif commun : le départ du président Ouattara.
RFI

Présidentielle en Côte d'Ivoire: ADO en lice pour le RHDP?

Ce mercredi 29 juillet, à Abidjan, le RHDP se réunit en présence du président ivoirien, Alassane Ouattara. Il sera question du choix du nouveau candidat qui portera les couleurs du parti au pouvoir pour la présidentielle d’octobre prochain. Pour beaucoup, la candidature d’Alassane Ouattara ne fait pas de doute. Mais le numéro un ivoirien doit maintenant se décider formellement.

Depuis le décès du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly début juillet, le RHDP n’a pas chômé dans sa volonté de pousser son chef Alassane Ouattara à se représenter. Il y a une semaine, à la demande du directeur exécutif du parti Adama Bictogo, les élus se sont retrouvés à Abidjan, chacun faisant sa profession de foi pour un maintien du président sortant à la tête du pays.

Le week-end suivant, le ministre de la Défense et Premier ministre par intérim Hamed Bakayoko qui a également appelé le chef de l’Etat à entrer dans la course, avant qu’une cérémonie des femmes du RHDP conduite par la ministre de l’Education nationale Kandia Camara ne fasse de même au palais de la Culture de Treichville.

Ce mercredi après-midi, c’est un conseil politique réunissant tous les étiquetés RHDP, de même ampleur que celui qui a désigné feu Amadou Gon Coulibaly candidat en mars dernier, qui doit déterminer son nouveau ou sa nouvelle challenger. Une réunion cruciale dirigée par le président lui-même, assure à l’AFP le porte-parole Mamadou Touré.

Le RHDP dans une « situation exceptionnelle »

Selon nos informations, les représentants du parti pourraient demander, d’une seule voix, à leur meneur d’accepter de présenter sa candidature à l’élection présidentielle. Si les ténors de la formation politique invoquent l’intérêt supérieur de la nation pour justifier leur choix, il s’agit surtout de sauver le navire RHDP, en zone de turbulences depuis la disparition de Gon Coulibaly.

« Nous sommes dans une situation exceptionnelle », rappelait mardi à l’AFP le porte-parole Mamadou Touré, pour qui le président sortant reste « la personnalité idoine pour maintenir la cohésion et la dynamique du parti ».

On ignore quand l’annonce officielle sera rendue. On ne sait d’ailleurs toujours pas si Alassane Ouattara répondra à l’appel du pied de ses proches collaborateurs. S’il refuse, qui pour porter le drapeau du RHDP ? La question pourrait encore alimenter les débats pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

RFI

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